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Assurances : Communique du collectif des Naufragés du Rhône

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« Décembre 2003 quatre ans déjà et toujours les mêmes risques… ».

 Nous entrons dans les périodes de pluies et évidemment les questions liées aux inondations reviennent d’actualité. Pour preuve de cette inquiétude, les nombreuses questions reçues de nos adhérents sur les travaux menés actuellement sur les digues gardoises du Rhône d’Avignon au Pont d’Aramon.
 
Nous vous publions donc la réponse de Mr Frézet, Directeur Régional de la CNR :
 
« En attendant une réponse plus complète, je vous précise que ces travaux sont des travaux de maintenance qui concernent l’ensemble des aménagements de la CNR.

Les cavaliers des digues au cours des années ont subit des dégradations et des tassements. La maintenance consiste à remettre à niveau les cavaliers par rapport au dossier d’exécution approuvé par l’administration lors de la construction de l’aménagement.

Il n’y a pas de modification de la cote des cavaliers.

Cette opération qui a commencé en rive droite sera réalisée en rive gauche d’ici fin 2008."

D’autre part, cette rentrée ,pour notre Equipe, a été marquée par de nombreux écrits aux Décideurs du Plan Rhône avec des courriers:
 
Au nouveau Préfet chargé du Plan Rhône, Mr Jacques Gérault (Pollution au PCB du Fleuve et Demande de Participation au Groupe de travail sur le Statut Particulier des ZEC) ;
 
Au Directeur Régional de la CNR (Réponse ci-dessus) ; 

A  Mr Bernard Couvert, Chef du Département Eau au Cabinet SOGREAH, chargé des études hydrologiques du Plan Rhône et notamment des hypothèses de rehausse de notre déversoir ;
 
A Mr Jean-Paul Fournier, chargé de mission sur les inondations par Le Président de la République ;
 
Au Sous-préfet des Bouches du Rhône pour appuyer nos demandes d’information avec copie de toutes ces lettres à notre Député, 

A notre Conseiller Général et aux 4 Maires de notre Zone D’Expansion des Crues.

Vous pouvez lire l’intégralité de ces écrits sur le panneau d’information situé en façade de notre Mairie.

Pour mémoire, nous vous rappelons les coordonnées du site pour les prévisions de crues : www.vigicrues.ecologie.gouv.fr.

De même, n’oubliez pas de nous communiquer votre adresse E-mail pour suivre en direct les interventions visant à faire entendre la voix des zones aux enjeux économiques et humains faibles comme nous cataloguent tous les rapports édités dans la cadre du Plan Rhône.

L’objectif de notre association est donc de faire en sorte que la situation des sinistrés des ZEC soit prise en considération, de défendre leur droit à la réparation des dommages et à l’équité entre les différents secteurs inondables, d’apporter les éléments de vécu et nos réflexions pour réduire la vulnérabilité et continuer à vivre malgré le risque d’inondation.

Pour cela, les populations menacées dans la zone inondable doivent bien prendre conscience que nous continuerons d’être écoutés si nous restons une force de persuasion et d’action.
 
Si notre action vous agrée et si vous la trouvez utile, vous pouvez nous apporter votre soutien moral et financier et rejoindre nos 424 adhérents :
 
- par courrier à Collectif des Naufragés du Rhône- Mairie de Boulbon-13150 Boulbon. - en contactant un des membres du Collectif. La cotisation individuelle est de 5 euros, 10 euros pour les familles.
Notre démarche s’inscrit dans la durée.
Elle profitera à vous-même et aux générations futures.
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Assurances : Les Presidents de Région se mobilisent: Lettre de Michell Vauzelle

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Lettre adressée à M.Jean-Marie Gilles, President du collectif de Boulbon par M. Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes Cote d'Azur
 
Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la situation de la plaine de Boulbon au regard des actions envisagées dans le cadre de la stratégie globale de protection des personnes et des biens contres les crues du Rhône.
 Je vous en remercie
. La protection contre les crues du Rhône est un sujet majeur pour le Pays d’Arles.
 A la suite des inondations de 1993 et 1994, les trois communes des Saintes Maries de la Mer, de Port Saint Louis du Rhône et d’Arles dont j’étais alors Maire, se sont unies au sein d’un syndicat intercommunal, lSIDe RHEMER, pour coordonner leurs efforts en vue de se protéger du Rhône.
En 1998, dès que j’en ai été élu Président, la Région a intégré cette structure, qui en se transformant en syndicat mixte, le SYMADREM, a enfin bénéficié des moyens nécessaires à un travail efficace dans le delta du Rhône. Toutefois, les inondations de 2003 ont rappelé la nécessité de mettre en œuvre une gestion globale du fleuve que la mobilisation des citoyens et des élus a enfin permis d’obtenir de la part de l’Etat.

 

Alors que la Loi de 2003, dite Loi Bachelot, ne conférait aucune compétence particulière aux Régions dans la prévention des risques naturels, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que ses Régions voisines de Rhône-Alpes et de Languedoc-Roussillon, se sont engagées autour du Préfet LACROIX, désigné Préfet coordonnateur de Bassin, pour travailler à une gestion solidaire du Rhône, élargie à d’autres thématiques elles aussi importantes telles que le transport fluvial ou la qualité de l’eau.
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Assurances : Les Associations de Riverains refusent la modification du système Cat.NAT.

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A l’occasion de son Assemblée Générale qui a eu lieu à Bellegarde (Gard) le 2 Fevrier 2007, la Confédération des Riverains du Rhône et de ses Affluents  a déja attiré l’attention sur les conséquences des projets de réforme du système d’indemnisation du système d’indemnisation des catastrophes naturelles.

 

La CRRA a de nouveau informé ses associations adhérentes et amies des graves menaces émanant du Ministère des Finances au cours des réunions qui ont eu lieu à Aubord(Gard) le 25 Avril 2007 puis récemment à Caderousse (Vaucluse) le 22 Mai 2007.

 
   

Mme Lacan, co-présidente et porte parole de la C.R.R.A  a fait ressortir les conséquences de ce projet sur les indemnisations de leurs adhérents en cas de sinistre.
Le diaporama est disponible dans notre rubrique "Documentation"

La C.R.R.A s’associe aux cinq millions de Français dont 400 000 en Languedoc-Roussillon,qui habitent des zones inondables, déclarées arbitrairement inconstructibles et subissent des servitudes non indemnisables sévères.
 
  • Leurs terrains sont déclarés inconstructibles.
  • Ils doivent respecter des règlements d’urbanisme spécifiques
  • Ils continuent à supporter les mêmes risques qu’auparavant
  • Situés dans des zones d’expansion de crues,ils participent à la protection de zones avantagées
  • Ils continuent à subir les mêmes taxes locales
  • Leurs biens sont dépréciés. 

    Malgré les nombreuses interventions de leurs élus, il leur est refusé l‘établissement d’un véritable statut des zones inondables au profit de zones à enjeux économiques forts ou à forte densité de population constituant ainsi une rupture d’égalité à l’obligation de sécurité que l’Etat doit à l’ensemble des habitants.

    Mme Nelly Ollin ex.Ministre de l'E.D.D a confirmé dans le JO Sénat du 03/08/2006 qu’il n'apparaissait pas opportun de mettre en place un statut spécifique pour les zones inondables d'expansion des crues.
     
    Outre ces servitudes sévères, ces millions de Français sont gravement menacés de ne plus pouvoir en outre être garantis par le régime d’indemnisation des Catastrophes Naturelles et de ne plus continuer à bénéficier de la solidarité nationale prévue dans la Loi Gaston Deferre de 1982.

    Ils refusent d’abandonner la prime «Cat-Nat » fixe et identique pour tous au profit d’un projet de modulation de prime et de franchise arbitraires qui aggraveraient la fracture sociale dans notre pays au détriment de la solidarité nationale

    Les Maires de la région de Tarascon ont exprimé également les mêmes inquiétudes dès le 29 Mars 2006 à M. Jean Pierre Lacroix Préfet de la région Rhône Alpes.
    Le Président du Conseil Général du Gard,les députés du Gard et du Vaucluse,le président de région P.A.C.A  ont déja soutenu cette démarche de la C.R.R.A 

    Les représentants de la Fédération Française des Compagnies d’Assurances ainsi que Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurances ont exprimé leur désapprobation au projet du gouvernement et encore récemment le 30 Janvier 2007.
     
    Les réponses apportées tant de M. Thierry Breton, ex. Ministre des finances, lui-même, dans sa lettre du 10 janvier 2007 à la question orale de M. Simon Sutour, Sénateur du Gard le 31 janvier 2007, ainsi qu’aux questions posées par de nombreux sénateurs ne sont pas de nature à dissiper les inquiétudes des sinistrés et des riverains des fleuves de notre région.

    Le gouvernement semble avoir pris conscience que ce sujet concerne de nombreuses parties prenantes, dont les Associations d’élus.
    Mais il n’a pas fait mention des Associations de Riverains pourtant directement concernées.

    C’est pourquoi elles renouvellent à leurs élus et candidats aux prochaines échéances électorales : 
  • leur refus de la modulation des primes d’assurances Cat.Nat
  • Leur demande de participation aux consultations approfondies qui sont organisées par M. Emmanuel Constant, Président du Comité Consultatif du secteur financier chargé de ce sujet.
    Le comité Directeur


    Pièces à consulter :  Présentation rapport Catnat mai 07
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    Assurances : Réponses du sénateur Dufaut à nos inquiétudes

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    SÉNAT
    ALAIN DUFAUT
    SENATEUR DE VAUCLUSE
    CONSEILLER GENERAL D'AVIGNON OUEST

    Avignon, le 11 janvier 2007

    à

    Monsieur Jean-Claude AUBANEL
    Co-Président de l'association des riverains de la plaine de l'Hérault et de ses affluents
    Domaine de Mariane 34550 BESSAN

    Référence à rappeler : AD/SP/9.2/0107/0028

    Monsieur,

    Par courrier électronique en date du 18 décembre dernier, vous avez souhaité me faire part de vos préoccupations s'agissant de l'avant- projet de réforme du régime des catastrophes naturelles qui a été présenté par le Gouvernement et qui pourrait remettre en cause des caractéristiques importantes de ce régime.

    Soyez assuré que j'ai été sensible à votre démarche et que je comprends les raisons qui la motivent.

    Le 3 août dernier, mon collègue, Monsieur Jean-François PICHERAL - Sénateur des Bouches-du-Rhône avait interrogé Madame Nelly OLLIN, Ministre de l'écologie et du développement durable, sur ce sujet.

    Sa réponse fut rédigée en ces termes « il convient d'insister sur le caractère naturellement inondable des zones d'expansion des crues et sur le caractère artificiel des dispositifs qui permettent de soustraire ces zones aux inondations les plus fréquentes. Pour des crues importantes comme celles de 1856 sur le Rhône, de nombreuses zones d'expansion des crues seraient inondées, notamment par rupture de digues, bien qu'elles soient protégées des crues fréquentes.

    En outre, pour de telles crues, les habitants situés en aval subissent généralement des débits et des hauteurs d'eau accrus du fait de la limitation des champs d'expansion des crues à l'amont. Cette situation pose la question du niveau de protection de chacun des habitants du bassin versant. Renforcer le niveau de protection des habitants en zone inondable à l'échelle du bassin nécessite ainsi des réponses à 2 niveaux. Il s'agit, d'une part, de doter les ouvrages de protection des organes de sécurité nécessaires pour éviter les vagues mortelles liées à leur rupture et, d'autre part, s'assurer que les zones les plus vulnérables sont protégées le plus longtemps possible.

    Lorsque le constat d'une inondation précoce de zones vulnérables est réalisé, Ici solidarité doit s'exprimer à l'échelle du bassin versant. Il est tout à l'honneur des habitants de l'amont du bassin que de mettre en oeuvre des inondations contrôlées lors des crues exceptionnelles,de façon à éviter des dommages majeurs dans des zones plus vulnérables. La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle permet d'indemniser les dommages assurés consécutifs à ces inondations.

    La garantie de réparation des dommages dans les zones d'expansion des crues a, en effet, été mise en place par Ici loi du 13 juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles qui offre à tout résidant en zone inondable la possibilité de s'assurer contre les catastrophes naturelles, au travers d'un système auquel l'Etat apporte sa garantie financière dans les conditions prévues à l'article 125 du code des assurances. Tout propriétaire ou occupant situé dans une zone d'expansion des crues qui se verrait opposé par son assureur un refus d'assurance doit saisir le bureau central de tarification qui rappellera l'agent d'assurance au droit.

    Les seules exclusions d'assurance prévues par la loi concernent les constructions édifiées en violation des règles d'urbanisme. L'indemnisation d'une éventuelle perte de valeur vénale des biens peut être traitée dans un cadre contractuel avec les collectivités qui y trouvent un intérêt.

    Pour ces raisons, il n'apparaît pas opportun de mettre en place un statut spécifique pour les zones d'expansion des crues. » Madame Nelly OLLIN, Ministre de l'écologie et du développement durable, m'a personnellement confirmé, lors du vote du projet de loi sur l'eau au Sénat le 20 décembre dernier, qu'une réflexion était effectivement menée au niveau de l'Etat sur ce sujet mais, qu'actuellement, aucune mesure n'était envisagée.

    Elle s'en tient, pour l'instant, aux propos que je viens de vous rapporter. Tels sont les derniers éléments que je souhaitais porter à votre connaissance. Toutefois, je peux vous assurer que je resterai vigilant sur ce sujet et que je ne manquerai pas de vous tenir informé.

    Je vous prie de croire de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

    Alain DUFAUT DEX 9 - TEL. 04 90 16 10 16
    PALAIS DU LUXEMBOURG - RUE VAUGIRARD - 75291 PARIS CEDEX 6
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    Assurances : Modulation des Primes d'assurances Catastrophes Naturelles

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    Une réponse inquietante à une question du Sénateur Dufaut

    LE MINISTRE DE L’ECONOMIE DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE
    Nos Réf.: E/2006/891541M/EB/CQ Vos Réf : AD/SP/9.2/1206/1020 du 12/12/2006 Paris, le 10 Janvier 2007

    Monsieur le Sénateur,
     
    Vous avez bien voulu appeler mon attention sur les préoccupations exprimées par les assureurs et par les habitants des zones inondables de votre canton concernant le projet de réforme du régime de couverture des catastrophes naturelles.
     
    Le régime des catastrophes naturelles assure depuis plus de vingt ans la protection des biens contre les dégâts causés par les phénomènes exceptionnels.
    Le retour d’expérience désormais acquis sur le fonctionnement de ce régime conduit le Gouvernement à envisager de procéder à certains aménagements du dispositif.
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    Assurances : Les maires ne sont pas d'accord

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    Mairie de Boulbon - Mairie de Saint Pierre de Mézoargues Mairie de Vallabrègues - Mairie de Tarascon
    Le 29 mars 2006,
     
    à Monsieur Jean-Pierre LACROIX Préfet coordonnateur du Bassin Rhône-Méditerranée Préfet de la Région Rhône-Alpes Préfet du Rhône

    Monsieur le Préfet,

    Sous votre conduite, une stratégie globale de lutte contre les inondations a été élaborée.
    Les Maires des communes de Boulbon, Mézoargues, Tarascon et Vallabrègues ont ainsi pris connaissance du Plan Rhône qui vient d'être diffusé.

    Réunis en mairie de Tarascon le 29 mars 2006, ils ont décidé de vous adresser les observations suivantes relatives à la plaine inondable qui les concerne.

    Ces observations résultent des informations nouvelles concernant le fonctionnement des crues. Ainsi le débit maximum du Rhône lors de la crue de décembre 2003 a été définitivement arrêté à 11500 m3/s avec une incertitude de 600 m3/s. Par ailleurs les études effectuées à la suite de cette crue montrent qu'un débit de 12500 m3/s est capable de passer dans Arles sous réserve de confortements qui sont déjà programmés.
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    Assurances : Lettre ouverte aux élus et candidats aux échéances électorales

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    La presse s’est fait l’écho récemment d’un avant projet de loi sur la réforme du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Il serait envisagé d’abandonner la prime CAT-NAT fixe et identique pour tous au profit d’une prime modulée en fonction de l’exposition aux risques naturels.

     

    Cinq millions de Français habitants de zones inondables, déclarées arbitrairement inconstructibles, se verraient ainsi pénalisés au niveau de leur prime d’assurance jusqu’à ne plus pouvoir être garantis.

    Ils ont pourtant conscience que les zones d’expansion des débordements qu’ils habitent participent à l’amortissement des crues au bénéfice de ceux qui sont à l’abri des inondations.

    Ces riverains supporteraient ainsi des servitudes non indemnisables supplémentaires sans pouvoir bénéficier de la solidarité nationale prévue dans la Loi Gaston Deferre  de 1982.

    Les riverains de nos fleuves ont conscience d’être eux-mêmes victimes des lacunes de la prévention contre les catastrophes naturelles dont la collectivité nationale et les collectivités locales ont la charge : chaîne d’alerte insuffisante,transmissions insuffisamment durcies,  moyens de secours insuffisants , gestion inexistante des ouvrages de protection, défauts de transparence des modifications anthropiques passées et récentes.

    Les rapports de retour d’expérience des 20 dernières années montrent le faible impact des indemnisations des particuliers sur le coût total des débordements fluviaux graves ( 10/15 %) et le faible nombre des victimes humaines directes.

    Ils ne peuvent être tenus responsables du desequilibre entre le taux d’accroissement des recettes de primes et des paiements des sinistres, évalué à 1,2% en Septembre 2005 par la Mission d’Enquête interministrielle.

    Ce déséquilibre est due essentiellement à d’autres phénomènes naturels tels que ruissellements pluvieux et subsidence/sécheresse.

    Ils estiment, comme la Mission d’Enquête Interministérielle, que la priorité doit être mise sur la réduction des bénéfices qualifiés de significatifs que le système procure aux Compagnies d’Assurances, à la Caisse Centrale de Réassurance,à l’Etat lui-même( 1,8 % des primes encaissées)et la gestion d'un capital de 1,4 milliards d'euros hors plus values latentes.

    Elle insiste lourdement sur l’urgence de la redéfinition de chaque risque naturel couvert par le système et le besoin d’une gestion autonome qui permettrait une action efficace.

    Elle insiste de la même façon sur la nécessité de rendre convergents le système de prévention qui privilégie l’alea humain et le système d’indemnisation celui de l’alea économique qui s'ignorent et se contredisent.

    Elle demande que soient rendus utilisables les PPRI dont la moitié ne correspondent pas à une priorité de la politique de prévention conduite par l’Etat, que soit dissociée clairement la politique d’urbanisme de la prévention contre les catastrophes naturelles.

    Elle insiste sur l’urgence du renforcement des compétences techniques jugées insuffisantes et d’une meilleure gestion de la Commission Catastrophe naturelles.

    Les propriétaires  riverains des fleuves subissent déjà des servitudes non indemnisables sévères. Ils ne peuvent accepter une évolution du système d’indemnisation tel que présentée dans le Rapport Particulier sur la Prévention des Risques Naturels et la Responsabilité des Acteurs remis en Septembre 2005 par la Mission Interministérielle.

    Elle ne serait ni utile ni efficace pour les buts invoqués.

    Elle méconnait en effet la capacité de compréhension des acteurs locaux et de leur adhésion à un système qui, dans le domaine suffisamment hermétique des polices d’assurances, fait intervenir des mesures nationales et locales, des modulations de franchises et de primes Cat.Nat , des notions d’alea toujours  confondues à celles de risques toutes difficiles à évaluer et incomprises même par des acteurs présumés intellectuellement évolués.

    Elle sous estime également les litiges futurs engendrés par des règlementations toujours non opposables aux tiers entre les acteurs et surtout la masse de recours prévisibles par les Compagnies d’Assurance contre les défaillances d’un acteur essentiel: l’Etat lui-même.

    Les propriétaires riverains des fleuves demandent le maintien intégral du système actuel basé sur les contrats d’assurances individuels que chaque particulier peut moduler en fonction de son risque estimé et la garantie de la loi de mutualisation de Gaston Deferre  de 1982.

    Jean-Claude Aubanel
    Co-Président de l'ARPHA
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    Assurances : Comment reformer le système d'indemnisation des catastrophes naturelles ?

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    La presse ayant fait état d'une éventuelle libéralisation (?) du régime d'indemnisation des victimes des catastrophes naturelles, nous vous donnons un résumé du rapport de la Mission d'enquête interministérielle déposé en Septembre 2005.

    Ce rapport a été établi par les organismes nationaux suivants :

    • Inspection générale des Finances
    • Conseil général des Ponts et chaussées
    • Inspection générale de l'Environnement
    Il permet d'établir les bases sur lesquelles peuvent être envisagée l'évolution du système, spécifique à notre pays, de l'indemnisation des catastrophes naturelles.

    Le système Catastrophe Naturelle Français est basé sur :

    • La mutualisation générale des risques, grâce à une prime additionnelle basée sur un pourcentage de 6% pour les véhicules et 12% pour les autres biens faisant l'objet d'une police d'assurance habitation
    • Un rapport financier annuel d'environ 1 milliard d'Euro et l'Etat s'est créé un capital de 60 milliards d'Euro dont il touche les revenus
    • Une gestion partagée entre les Compagnies d'Assurances et la Caisse centrale de Réassurance de l'Etat
    • Une garantie illimitée que l'Etat donne à la CCR moyennant une rémunération de 1,8 % des primes qui lui sont cédées par les assureurs
    Le rapport fait les constatations suivantes.

    • Les réserves diminuent du fait de l'indemnisation du risque sècheresse (ou subsidence : 3 milliards d'Euro environ)
    • Elles risquent d'être insuffisantes pour assurer la pérennité du système en cas d'évènement catastrophique grave : le coût d'une inondation de Paris comme en 1910 est estimé à 3/4 milliards d'Euro.
    • C'est le cas qui se présente aujourd'hui et pour lequel il est indispensable d'apporter des modifications substantielles.
    Les modifications envisagées dans le rapport sont les suivantes.

    • Réduire les bénéfices que le système procure significativement
      • aux Compagnies d'Assurances
      • à la Caisse Centrale de Réassurance
      • à l'Etat
    • Eviter que comme pour la « vignette » qui ne devait servir qu'aux vieux, l'Etat ait tendance à considérer que la prime additionnelle Cat.Nat est une recette fiscale dont les revenus doivent s'inclurent dans le système fiscal général de la France.
    • Redéfinir les risques naturels couverts par le système Cat.Nat. - Cas de la Subsidence ou Sécheresse : - Cas des inondation : Il y a au moins les deux catégories : les débordements graves de fleuves et les ruissellements urbains
    • Gérer chacun de ces risques de façon autonome et responsabiliser chaque acteur : Etat, collectivités locales, particuliers, maîtres d' oeuvre etc.
    • Rendre convergents les deux systèmes qui s'ignorent et s'opposent !
      • Les PPRI. Qui ne prennent en compte que les aléas humains dans les zones de débordement fluviales et non les risques réels.
      • Le système Cat. Nat. :qui ne prend en compte que les coûts économiques Le rapport insiste lourdement sur le défaut de la prévention contre les catastrophes naturelles en France malgré les nombreux PPRI réalisés ou prescrits
    • Rendre utilisables les PPRI.
    • Ne faire des PPRI que dans le cas où le périmètre peut être clairement défini : C'est le cas des cours majeurs des fleuves.
    • Appliquer localement une réglementation conforme à la loi N°95 101 du 2 Février 1995 Article 1 alinea 3 et non un règlement arbitraire général.
    • Tenir compte des conditions économiques et sociales
    • Savoir évaluer la vulnérabilité autrement que par le seul critère du nombre d'habitants
    La Modulation des primes d'assurances.

    Le rapport demande avec raison l'annulation de l'Arrêté du 5/ 09/ 06 du Ministère des finances qui modifiait le code des assurances en modulant les franchises en fonction du nombre d'arrêtés Cat. Nat. de même nature pris dans une commune.

    Cela n'a plus aucun sens.

    Le rapport confirme que les primes additionnelles sur les polices d'assurances n'ont pas à être augmentées, mais au contraire qu'une bonne gestion permettrait de les diminuer sans remettre en cause la loi de mutualisation de 1982.
     
    La vulnérabilité générale de notre pays n'est pas atteinte

    • Le rapport précise que le rythme de croissance du montant des sinistres de 1989 à 2003 a été de 5.3 % par an dont la moitié du au nombre de sinistres et l'autre à leur coût moyen.
    • En contre partie le taux spontané d'augmentation des encaissements de primes est estimé à 4.1%
    • Il estime néanmoins que la vulnérabilité financière de notre pays n'est pas en cause mais seulement le mode de gestion du sytéme et essentiellement les indemnisations pour subsidence.
    Revoir le mode de gestion du système Cat. Nat.

    Il ressort du rapport que la Commission Catastrophe Naturelle. n'a pas eu jusqu'à présent la compétence nécessaire pour :

    • Gérer le système en fourmi c'est-à-dire en préservant l'avenir en accumuler des réserves suffisantes. C'est seulement après des années de gestion en cigale qu'il se trouve aujourd'hui fort dépourvu.
    • Eviter la dévaluation des décrets Cat. Nat. qui n'ont plus aucun lien avec le l'évènement météorologique réel.
    • Laisse planer l'incertitude de 5 millions de particuliers sur la pérennité de l'assurance de leurs biens pourtant en conformité avec les règlements en vigueur
    • Renforcer des compétences scientifiques de la commission Cat. Nat.
    En résumé

    Après étude comparée des différents systèmes d'indemnisation dans le monde, le rapport estime qu'il y aura toujours des difficultés à gérer notre système hybride actuel avec ses intérêts divergents.

     Aussi il suggère comme à la fin de la page 69 du rapport que soit explorée la possibilité de concentration des décisions en un lieu unique et de nature purement professionnel à l'exemple du système Espagnol qui dispose d'une Caisse Centrale de réassurance indépendante.

     Il est indispensable de préciser que le montant des indemnisations des inondations pour les particuliers ne représentent que 10% des indemnisations du coût d'un évènement météorologique grave comme ceux de 1999 dans l'Aude et de 2002 dans le Gard et l'Hérault.
     
    Les difficultés actuelles du régime Cat.Nat sont essentiellement dues à la gestion de la subsidence et autres phénomènes naturels.

    Le résultat technique des assureurs est passé de16% entre 1984 à 1,6 en 2003

    Les cinq millions de Français qui vivent et continueront à vivre en zone inondable déclarée arbitrairement inconstructible ne doivent pas subir de servitudes supplémentaires dues à leurs primes d'assurance.

    Jean- Claude Aubanel

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    Assurances : Projet de réforme du sytème d'indemnisation des catastrophes naturelles

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    Nous recevons de l'agence Reuters l'information suivante:

    Une réforme du régime des catastrophes naturelles en projet.

    Le ministère de l'Economie et des Finances procède à des consultations sur un avant-projet de loi de réforme du régime des catastrophes naturelles, avant de prendre une décision qui devrait intervenir d'ici la fin de l'année, fait-on savoir à Bercy.

    "Pour l'instant, il s'agit d'un avant-projet qui fait l'objet de consultations entre les différentes parties concernées", (assureurs, réassureurs, associations d'élus et de consommateurs), a-t-on déclaré auprès du ministère.

    Les pouvoirs publics proposent d'abroger le mécanisme des arrêtés préfectoraux sur les déclarations d'état de catastrophes naturelles, jugé trop long, et qu'en remplacement, des seuils soient définis par l'Etat, au-delà desquels la "catnat" sera déclarée.

    "Il s'agit d'apporter des réponses aux principales critiques du régime actuel, à savoir la longueur de la procédure des arrêtés et l'arbitraire lié au classement de certaines communes qui pose un problème pour les zones 'frontières'", fait-on valoir à Bercy.

    Les pouvoirs publics proposent également que la prime additionnelle de la garantie, aujourd'hui fixe et identique pour tous, soit variable en fonction de l'exposition aux risques naturels. La prime modulable pose le problème du coût de l'assurance des zones les plus exposées, les taux de prime pouvant se révéler prohibitifs.
     
    "Il s'agit d'un des aspects de la question. Les consultations débutent, le sujet est sur la table et n'est pas tranché", a-t-on précisé.
    Le principe d'une prime modulable pourrait ainsi être abandonné faute d'accord entre les parties concernées. L'avant-projet n'est pas inscrit à l'ordre du jour d'une cession parlementaire et ne sera pas inséré au projet de loi de finances rectificative (PLFR), a-t-on ajoute
     
    Nos commentaires :

    Cette question concerne les cinq millions de français qui vivent et continueront de vivre en zone décrétée arbtrairement inconstructibles.

    La reforme de ce système est un des points du manifeste qui est adressé à tous les candidats aux prochaines échéances électorales.
    vous pouvez en prendre connaissance ci-après.

    Les riverains des fleuves seront-ils consultés et comment?
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