Le bureau de l’AFPCN et ses membres associatifs ont travaillé avec conviction pour faire passer un message clair sur les enjeux des risques naturels majeurs et du Développement Durable :
- au cours de réunions,
- dans des rencontres avec les associations,
- avec les assureurs
et
-en externe à l’AFPCN avec des membres des groupes du Grenelle et avec les cabinets ministériels …
La Secrétaire d’Etat nous a encouragé lors de notre Assemblée Générale du 17 septembre, et le Ministre, dans un message à l’IPGR, a souligné le rôle majeur de la prévention des risques dans le développement durable.
Pourtant, si les rapports complets des groupes ont systématiquement repris nos fiches, nos propositions n’ont pas ou peu été reprises dans la synthèse finale : « la prévention des catastrophes naturelles n’est pas le sujet traité » a-t-on entendu dire, en particulier dans les réunions en province où nous étions présents dans dix villes au moins, grâce aux associations partenaires.
Nous avons fermement assuré le contraire : pour nous la prévention des catastrophes naturelles fait partie de l’attitude écologique. Et le Grenelle nous a obligé à mieux formuler cette évidence.
Nous affirmons que : - l’on ne peut pas, doit pas, considérer la relation de l’homme avec la nature sans prendre en compte les évènements exceptionnels :
- « La nature n’est pas toujours bonne fille »,
- la respecter, c’est aussi la reconnaître.
- l’adaptation au changement climatique est une ardente obligation au même titre que la lutte contre ses causes.
- plus largement, il n’y a pas d’écologie sans développement durable.
Les conditions de lancement et de pilotage de ce Grenelle (avec 9 associations de défense de l’environnement, au sens strict du terme, et au départ sans dimension sociale ou économique) l’ont focalisé sur le défi de la mise en oeuvre à grande échelle de mesures demandées depuis longtemps (habitat, transport …).
La place des sujets transversaux, ou qui ne sont pas dans les agendas des grandes organisations de protection de l’environnement, ou de développement durable, y est faible.
Au dire du plus grand nombre, le Grenelle a été une réussite et doit créer une dynamique. A nous de tirer les conséquences de la marginalisation de la prévention des risques naturels et de mettre à profit la dynamique créée.
Le Bureau du 8 novembre de l’AFPCN en débattera, pour valoriser l’énergie passée à l’élaboration et à la diffusion de nos idées. Nous aurons à décider comment reprendre nos propositions :
- sur le débat public sur les risques contre lesquels la société décide de se protéger
- sur la qualité totale de l’habitat
- sur la prise en compte des risques dans les aménagements du territoire
- sur l’impact des risques sur l’économie (impact positif et négatif)
- sur la sensibilisation de tous, des jeunes en particulier …
- sur le programme d’adaptation au changement climatique de l’UE (Livre vert)
Notre programme pour l’année à venir , doit intégrer ces éléments.
Merci à tous ceux qui se sont mobilisés à nos côtés, en particulier les associations, avec lesquelles nous avons travaillé, et souhaitons poursuivre le dialogue.
Comme annoncé, un « dossier bilan » est en cours de constitution et vous sera adressé, avec les orientations dégagées lors du prochain Bureau.
Le Bureau de l’AFPCN
Yves Le Bars Le 29 octobre 2007